G comme… Gourdoux

Gourdoux, le patronyme d’Albert…

  • Antoine (génération 9, sosa 384), ca 1764-1804
  • Antoine (génération 8, sosa 192), 1787-1823
  • Michel (génération 7, sosa 96), 1820-1895
  • Isidore (génération 6, sosa 48), 1842-1928
  • Joseph (génération 5, sosa 24), 1873-1962
  • Joseph Louis Isidore (génération 4, sosa 12), 1901-1943
  • Albert (génération 2, sosa 6), 1924-2202

Dans cette lignée, je n’ai trouvé que des ancêtres bien sages… jusqu’à « rencontrer » le grand-oncle d’Albert : Isidore. Il est le 3e des 6 enfants nés de l’union d’Isidore (sosa 48) et d’Anne Bernouin.

Il est né à Alès le 8 mai 1869. Je ne sais pas comment se sont passées son enfance et son adolescence mais les choses se compliquent après son départ à l’armée, quelques mois après ses 20 ans. Engagé volontaire pour 3 ans à partir du 21 novembre 1889, il est incorporé au 4e régiment de zouaves, stationné en Tunisie, où il arrive une semaine plus tard. Il y passe les 3 ans qui suivent. A son retour en France, il passe dans la réserve de l’armée active, affecté au 5e bataillon territorial de chasseurs à pied. A une date non mentionnée sur sa fiche matricule – début des années 1890 – il est cassé de son grade de caporal « par décision du Gal commandant la 57e brigade pour sa mauvaise façon de servir et l’acte d’indélicatesse qu’il vient de commettre« .

Il épouse Alphonsine Victorine Beaussier le 11 octobre 1895, à Alès. Ses parents sont tous les deux présents ainsi que ceux de sa future épouse, Casimir Beaussier et Émilie Lacrotte.

Le 6 mars 1896, il est condamné par le Tribunal correctionnel d’Alès à « 48h de prison pour ivresse en récidive« . Six mois après, le 14 octobre 1896, il est à nouveau condamné, par le Tribunal correctionnel de Nîmes cette fois, à « 15 jours de prison pour filouterie d’aliments« . Ses frasques à répétition poussent son épouse à demander le divorce. Il est prononcé, en sa faveur et aux torts d’Isidore, le 4 mars 1897 et transcrit dans les registres de l’état-civil le 9 septembre de la même année.

Son divorce ne le calme pas : le 15 mai 1899, il est condamné par le Tribunal correctionnel de Nîmes à 2 mois de prison pour vol.

Il va falloir que je me penche sérieusement sur les archives judiciaires pour en savoir un peu plus sur ce loustic d’Isidore… J’ai eu connaissance de ses mésaventures par sa fiche matricule mais n’y en a t-il pas d’autres, non mentionnées ?

Il a certainement dû se calmer un peu puisqu’il s’est remarié le 7 décembre 1912 avec Émilie Anna Blanc, veuve de 41 ans. La cérémonie se fait en présence des seuls parents du futur époux, la mère de la future étant décédée. Émilie est une enfant naturelle, reconnue uniquement par sa mère.

xGourdoux Isidore Blanc Emilie
Acte de mariage d’Isidore Gourdoux et Émilie Anna Blanc, AM Alès, CD6/171, Mariages (1911-1912), vue 225/238 – Source : site officiel de la ville d’Alès

Au moment de la Première guerre mondiale, il est rappelé à l’activité au 5e BCP avant d’être transféré au 117e régiment territorial d’infanterie puis au 4e régiment de tirailleurs. Pendant tout son temps de mobilisation, il est détaché aux forges de Tamaris (dont nous reparlerons pour la lettre T). Il est démobilisé le 30 novembre 1918.

Pour l’heure, je ne sais pas ce qu’il advient de lui après la guerre. Je pense que je vais approfondir mes recherches très bientôt, ce sera certainement l’occasion d’un nouveau billet. A suivre….

Merci de m’avoir lue et à demain pour la suite du ChallengeAZ !


Sources :

  1. Abécédaire « Le travail par la récréation : alphabet à colorier / dessin de H. Delalain » trouvé sur Gallica
  2. Fiche matricule, mise en ligne sur les site des AD 30
  3. Fiche wikipedia sur le 4e Régiment de Zouaves
  4. Mariage avec Alphonsine Victorine Beaussier (vues 171 & 172/422), mis en ligne sur le site officiel de la ville d’Alès
  5. Transcription du jugement du divorce, mise en ligne sur le site officiel de la ville d’Alès
  6. Mariage avec Émilie Anna Blanc, (vue 225/238), mis en ligne sur le site officiel de la ville d’Alès.
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3 réflexions sur “G comme… Gourdoux

  1. Toujours intrigant quand on tombe sur ce genre de personnage. J’ai tapé « filouterie d’aliments » par curiosité sur Google pour voir de quoi il s’agissait, l’occasion de se rendre compte que cette expression juridique existe encore aujourd’hui…
    PS : concernant l’année de naissance d’Isidore, ce ne serait pas plutôt 1869 ?

    Aimé par 1 personne

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