P comme… Palmier

Non, je n’ai pas l’intention de vous faire un cours sur les arbres exotiques…

Henri Joseph Palmier, le frère de ma sosa 27, Joséphine Eugénie, naît le 16 juin 1874 à La Grand’Combe (Gard). Il est le 2e fils de Jean Victorin Palmier (1839-1920) et de Christine Delphine Barral (1846-?) et donc, le grand-oncle d’Albert. Nous allons nous intéresser à sa carrière militaire et la suivre grâce à sa fiche matricule.

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Acte de naissance d’Henri Joseph Palmier, AM de la Grand’Combe, Naissances E18, 1872-1875, vue 399/699 – Source : Brozer

A l’âge de vingt ans, il s’engage à l’armée pour quatre ans. Grâce à sa fiche matricule, nous en apprenons un peu plus sur lui : le 21 août 1894, il est incorporé au 2e régiment de zouaves. Il arrive au corps le 27 août, y est immatriculé sous le n°12362.

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Insigne régimentaire du 2e Zouaves – Source : Wikimedia Commons

Avant de détailler sa carrière militaire, essayons de visualiser à quoi il pouvait bien ressembler. Il mesurait 1,60 m, il avait le front bas, le nez fort, la bouche petite, le menton rond et le visage plein. Ses cheveux étaient châtain, ses sourcils et ses yeux châtain clair. Je suis trop nulle en dessin pour me risquer à faire son portrait-robot mais ça pourrait être amusant…

Il passe donc quatre ans, du 25 août 1894 au 3 juillet 1898, à Oran (Algérie) où est basé le 2e Zouaves. Il y reste au moins jusqu’au 1er novembre 1899, date à laquelle sa résidence est au 38 du boulevard Marceau, Oran. A partir du 21 août 1898, il passe en réserve de l’armée active.

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Le poste de police des zouaves – Source : site rosalielebel75.franceserv.com

Une fois son service achevé et de retour en France, il épouse Élisa Sidonie Troupel à Alès (Gard), le 4 juillet 1901. Le 18 mars 1920, un jugement de divorce est rendu par le Tribunal de Montpellier.

A cause ou grâce – je ne sais pas trop – de ses quatre ans de service actif, il est exempté de sa première période d’exercice. Il effectue la deuxième période, du 28 septembre au 25 octobre 1903, au 6e bataillon de chasseurs à pied – devenu par la suite le 6e bataillon de chasseurs alpins puis dissous en 1994.

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Insigne régimentaire du 6e BCA – Source : Wikimedia Commons

Il passe dans l’armée territoriale le 1er octobre 1907, versé au 5e bataillon territorial de chasseurs à pied du 113e régiment d’infanterie territoriale, fait un passage au 117e RIT à compter du 1er octobre 1914 puis retourne au 113e RIT, le corps auquel il appartenait au moment de la mobilisation pour la Première Guerre Mondiale. C’est donc avec le 113e RIT qu’il va partir au Maroc le 17 août 1914. Là-bas, « point de bataille rangée, pas de front continu, pas de voisins reliant sur les flancs et protégeant les derrières, rien de tout cela ; c’est l’isolement, le vide !… C’est le combat contre l’invisible, c’est l’inconnu, c’est la surprise quand on manque de surveillance, de vigilance ou de prudence ; l’ennemi déloyal et rusé dans la nature même de ses mœurs, attaque traîtreusement, en nombre, l’isolé, le petit détachement livré à lui-même. A l’isolement du désert, à l’animosité des habitants se joint même l’hostilité du climat et de la nature du pays » (cf. source 6, tableau d’honneur). Son régiment y reste jusqu’en janvier 1919 alors que lui rentre en France le 13 octobre 1916. En vertu du décret du 30 juillet 1915, il reçoit la médaille coloniale « Maroc ».

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Extrait du décret du 30 juillet 1915, paru au J.O. du 0″ août 1915, p.5347 – Source : Gallica
Sa fiche matricule ne précise pas son affectation entre le 14 octobre et le 22 décembre 1916. Il est ensuite détaché au titre de l’artillerie navale de Toulon du 23 décembre 1916 au 19 octobre 1917. Pour l’heure, je n’ai aucune idée de ce que cela peut vouloir dire ! Il termine la guerre en tant que détaché agricole, ça, je vous en ai parlé dans le billet sur papé « vieillet ». En congé de démobilisation, le 5 mars 1919, il se retire à Lunel (Hérault) au 16 de la rue Puits Richaud.
Il est condamné à six jours de prison le 15 juin 1920 par un jugement contradictoire du Tribunal correctionnel de Montpellier pour coups et blessures commis le 22 mai 1920. Je suis preneuse de toute indication me permettant de savoir où chercher des éléments sur cet évènement. J’aimerais en savoir un peu plus car cela se passe seulement deux mois après son divorce, les deux choses sont-elles liées ?
Après, je ne connais rien de sa vie pendant les vingt ans qui suivent. Il s’éteint à Lunel, a priori le 30 décembre 1941. Encore une vérification à faire lors d’un passage dans mon sud natal…

Merci de m’avoir lue et à demain pour la suite du ChallengeAZ !


Sources :

  1. Abécédaire « Le travail par la récréation : alphabet à colorier / dessin de H. Delalain » trouvé sur Gallica
  2. Archives municipales de La Grand’Combe, mises en ligne sur Brozer-Téléarchives
  3. Fiche matricule, mise en ligne sur les site des AD 30
  4. Sur le 2e régiment de zouaves : http://www.le2emezouavesdewalcourt.be/index.htm
  5. Sur le 6e bataillon de chasseurs à pied : https://fr.wikipedia.org/wiki/6e_bataillon_de_chasseurs_alpins
  6. Sur le 113 RIT pendant la Première Guerre Mondiale : http://tableaudhonneur.free.fr/113eRIT.pdf et http://chtimiste.com/regiments/territoriale100-145.htm#RIT111
  7. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 03 août 1915, mis en ligne sur Gallica
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