Q comme… quille

La quille, la fin du service militaire. André Cambessède était de la classe 1921. A cette date, le service durait 3 ans, ce n’est qu’en 1923 que la durée a été ramenée à 18 mois. Je dois demander sa fiche matricule au AD 30 pour en savoir un peu plus sur cette période. Mais j’ai trouvé dans les photos de famille ces deux photos.

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André Cambessède (la croix) lors de son service militaire, entre 1921 et 1924 – Source : photos de famille
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André Cambessède (rang du milieu, avec la cigarette) au service militaire – Source : photo de famille

Cette dernière photo pourrait-elle avoir été prise au moment de la quille ? Cela me semble plausible vu les clairons du premier rang et le peu de « tenue » de ces jeunes…


Sources :

  1. Abécédaire ABC de Babar / dessiné par Jean de Brunhoff, disponible sur Gallica
  2. Papiers et photos de famille

P comme… Pierrot

Tout le monde l’appelait Pierrot. Pierre Viala était le cousin de ma grand-mère, le fils de tonton René et tata Jeanne de la Baumette. Jeune, il passait ses vacances avec Andrée et Ginette…

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Andrée et Pierrot, date inconnue – Source : photos de famille

J’ai également trouvé une photo de lui lorsqu’il était à l’armée. Il faudrait que je trouve sa date de naissance pour demander sa fiche matricule. Ça me permettrait de vérifier les infos que j’ai : il semblerait que ça soit en Algérie, vu ce qui est noté au dos de la photo. Etait-il soldat là-bas pendant les « évènements » ?

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Pierrot Viala à l’armée en Algérie, date inconnue – Source : photos de famille

Il était éleveur de vaches et maquignon. J’ai d’ailleurs une anecdote à ce propos. Il y a une vingtaine d’années, nous étions allés passer le dimanche en famille au col de Bonnecombe pour la fête de la Transhumance. Comme à chaque fois, maman avait acheté des tickets à la tombola. Le mardi matin, je révisais mes cours dans mon studio montpelliérain quand maman m’a téléphoné pour m’annoncer que nous avions gagné à la tombola, le prix étant… une vache prête à mettre bas ! Nous avons appelé Pierrot au secours qui nous a sorti de ce mauvais pas.


Sources :

  1. Abécédaire ABC de Babar / dessiné par Jean de Brunhoff, disponible sur Gallica
  2. Papiers et photos de famille

RDVAncestral en Crimée, en 1855

En septembre 2016, Guillaume du Grenier des Ancêtres a initié le #RDVAncestral : chaque 3e samedi du mois, il s’agit de partir à la rencontre d’un de ses ancêtres et de la raconter… Ce récit, bien que basé sur des faits réels, est donc tout droit sorti de mon imagination. On y va ?

 

Octobre 1855, au moment où le soleil se couche. Je suis à Eupatoria, j’ai rendez-vous à l’hôpital militaire pour rencontrer Victor Auguste Valmalle, mon arrière-arrière-grand-oncle. Je sais que la rencontre ne va pas être gaie mais j’y vais…

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Carte de la Crimée au XIXe siècle – Source : Cosmovisions

En passant dans le couloir, je trouve une caisse vide délaissée dans un coin… retournée, elle fera un parfait tabouret. Je trouve enfin le grabat sur lequel est étendu Victor.

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Hôpital militaire en Crimée – Source : genealanille.fr

Je m’installe à côté de lui. Il semble dormir et j’en profite pour le détailler : il n’a pas l’air très grand, environ 1,60 m, il est blond avec des taches de rousseur. Je lui prends la main. Il se tourne vers moi et me sourit faiblement :
– Ah, te voilà ! Bonjour Delphine…
– Bonjour Victor, comment te sens-tu ?
– Le médecin m’a dit que c’est la typhoïde… Ca fait 10 jours que j’ai de la fièvre sans interruption… Je suis épuisé, j’ai mal partout… Je voudrais que ça cesse… Mais avant, je dois te raconter…
– Tu es sûr que tu vas avoir la force ?
– Oui, il le faut ! Tu dois savoir, pour pouvoir faire vivre ma mémoire… et celle de mes camarades tombés dans ce pays, dans cette guerre qui ne nous concerne pas…

Première pause dans son récit. Il y a en aura de nombreuses, de plus en plus longues à chaque fois…

– Je suis soldat au 57e régiment de ligne, 4e division d’infanterie Dulac, la brigade St Pol… Mais commençons par le début… Comme tu le sais, je suis né dans les Cévennes il y a 22 ans. Je n’aurais jamais cru que je les quitterais un jour et que je mourrais sans les revoir… Mes parents…

Une larme coule sur sa joue. Il se crispe, je lui laisse le temps de se reprendre. Et je continue à le détailler. Ses yeux, bien que fatigués, sont d’un très beau gris. Son visage ovale est bien proportionné, avec un nez petit et une bouche moyenne.
– Tes parents sont certainement fiers de toi.
– Peut-être mais j’espère qu’ils ne m’en veulent pas trop…
– Pourquoi dis-tu ça ?
– Parce que je suis parti comme remplaçant, pour Auguste Louis Rampon…
Il ne m’en dira pas plus, ce qui me fait attendre avec encore plus d’impatience la réponse aux courriers que j’ai envoyés pour tenter d’en savoir un peu plus sur ce remplacement…

Nouvelle pause… Pendant ces longues minutes, je le vois grelotter sur son grabat, à cause de la fièvre, sans pouvoir faire autre chose que lui serrer la main et lui parler doucement pour le rassurer.

Il reprend son récit. Il revit sa bataille de Malakoff, l’assaut du 8 septembre, au cours duquel la brigade St-Pol était en première ligne, sous le feu ennemi.

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Carte de la bataille de Malakoff – Source : Wikimedia

– A midi moins cinq, quand les bombardements ont enfin cessé, nous sommes sortis des tranchées pour nous précipiter sur les retranchements ennemis… Les Russes, surpris par notre attaque, ont battu en retraite, nous entrainant à leur suite…

Il s’arrête pour reprendre son souffle, je le sens qui s’épuise au fur et à mesure de son récit mais il tient à aller jusqu’au bout de celui-ci.
– Cette poursuite va s’avérer funeste pour nous… La brigade Bisson n’a pu nous rejoindre… et nous sommes tout à coup seuls sous le feu de batteries ennemis sorties d’on ne sait où…

Il s’arrête à nouveau, je vois à ses traits qui se crispent qu’il est à nouveau sur le champ de bataille et revoit certainement ses camarades tomber…
– En plus des bombardements, voilà que de nouvelles troupes… beaucoup plus nombreuses que nous déferlent… Nous battons en retraite, traversons le redan et retournons dans le plus grand désordre dans nos tranchées…

Nouvelle pause…

– Le général St-Pol regroupe quelques hommes et repart à l’assaut mais il est stoppé net… dans par six balles dans la poitrine, il en est de même pour tous ceux qui l’accompagnent…

Nouvelle pause… encore plus longue que les autres.

– J’ai eu la chance de faire partie des 303 soldats sur les 863 partis qui sont revenus de cet assaut et me voilà terrassé par la typhoïde…

Je ne sais quoi répondre et je me contente de lui serrer la main.

Soudain, son regard devient fixe, sa respiration s’accélère et il serre ma main de toutes ses forces. Je lui parle doucement sans vraiment savoir s’il m’entend et si mes paroles ont un quelconque effet sur lui. Quelques minutes encore et c’est la fin. Il a enfin trouvé la paix. Nous sommes le 22 octobre 1855, à l’hôpital militaire d’Eupatoria (Crimée), il est 8h et le jour se lève.


Sources : 

  • Transcription du décès de Victor Auguste Valmalle, AD de Lozère (Le Pompidou – 4 E 115/8 – Naissances, mariages, décès – (1855), vue 29/34) – c’est parce que je suis par hasard tombée sur cet acte que j’ai voulu en savoir plus.
  • Registre matricule de la troupe – 57e Régiment d’infanterie de ligne, SHD Vincennes (GR 34 YC 2601, matricule n°6013) – j’ai trouvé de nombreux éléments sur Victor Auguste sur sa FM, un autre billet est en préparation…
  • La guerre de Crimée, Cosmovisions – pour un aperçu rapide sur cette guerre complètement oubliée.
  • GOUTTMAN Alain, La guerre de Crimée, Paris : Perrin, 2006 – ce livre est une des références majeures sur cette période.
  • La guerre de Crimée et l’arrondissement de Louhans, Généalanille – cet article très intéressant m’a permis de confirmer certains éléments.
  • Résumé de l’historique du 57e régiment d’infanterie, disponible sur Archives.org – cet ouvrage m’a permis de reconstituer ce qui s’est passé lors de la bataille de Malakoff et je m’en suis largement inspirée pour ce dialogue imaginaire.
  • Bataille de Malakoff : Par Les3corbiers — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, disponible sur Wikimedia – m’a permis d’un peu mieux appréhender ce qu’à pu vivre mon arrière-arrière-grand-oncle.

O comme… opération

Je vous ai déjà parlé du « papé vieillet », le centenaire… Aujourd’hui, nous allons revenir un peu plus en détail sur l’opération qu’il a subi alors qu’il avait 102 ans ! L’article auquel il a eu droit dans le journal à l’époque nous permet d’en apprendre un peu plus sur sa vie quotidienne…

Article du Midi Libre sur l’opération de Felix Armand, 102 ans – Source : papiers de famille

 

Article du Midi Libre sur l’opération de Felix Armand, 102 ans – Source : papiers de famille

Tout d’abord, on apprend que c’est la première opération chirurgicale qu’il subit de sa vie ! Et qu’à 102 ans, et malgré un col du fémur fracturé, il présente « les signes d’une santé hors du commun » et une « jeunesse organique« , ce qui ne manque pas d’émerveiller le médecin chargé de l’opérer. Ce dernier a donc pu poser une vis-plaque, « une sorte de prothèse en remplacement de l’os défaillant » pour permettre au malade de retrouver l’usage de sa jambe. Opération qui « a réussi à merveille […] M. Armand peut-être considéré comme le doyen des opérés« . Cette opération ne lui a pas enlevé « ses yeux malicieux, sa constante bonne humeur et […] sa démonstrative joie de vivre« .

Felix avait-il eu une vie si facile pour être en aussi bonne santé ? Que nenni ! Il était bousquatier, autrement dit, il travaillait dans une châtaigneraie de ses Cévennes natales. Une des tâches récurrentes de ces hommes rudes était de refaire les faïsses qui s’affaissaient avec les grosses pluies automnales. La terre éparpillée sur les pentes était récupérée et transportée « à dos d’homme dans des hottes d’osier » puis déversée à nouveau sur les terrasses…. jusqu’au prochain déluge.

Il faut croire que le menu quotidien des cévenols « la soupe de châtaigne, le morceau de lard qu’on mange avec le gros pain, le vin aigrelet » donne la robustesse nécessaire pour accomplir ces tâches difficiles et vivre vieux !

 

NB. Aujourd’hui, les épisodes cévenols – comme les appellent les météorologues – sont surveillés avec attention car ils peuvent avoir des répercussions jusque dans le bas-pays. J’en ai quelquefois fait l’expérience à Sommières, notamment en 2002 puis en 2003…


Sources :

  1. Abécédaire ABC de Babar / dessiné par Jean de Brunhoff, disponible sur Gallica
  2. Papiers et photos de famille

N comme… noce

Nous avons vu que l’idylle débutée au Grau du Roi a connu des rebondissements… Et pourtant, c’est un « dimanche d’octobre en sortant du cinéma » que Ginette et Albert ont décidé de se marier. Il n’a pas été facile de convaincre la mère du futur marié. Rosita était une catholique fervente et voyait d’un mauvais œil que son fils épouse une jeune fille protestante.

Pourtant, le 23 janvier 1947, Ginette et Albert ont convolé.

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Ginette et Albert le jour de leur mariage, 23 janvier 1947 – Source : photos de famille

Comme la future était protestante, la cérémonie du mariage a eu lieu dans la sacristie de l’église de Sommières. Ginette portait une robe blanche et « un petit bouquet de roses et de pois de senteur« , Albert un costume noir que sa belle-mère avait fait faire. Il n’y avait pas d’enfants d’honneur. Il faisait extrêmement froid, il gelait et « l’eau était glacée dans les caniveaux« .

Le repas de mariage a eu lieu dans un restaurant de Sommières. Les 17 invités ont été intoxiqués par les braseros qui chauffaient la salle et tombaient « comme des mouches« , « seule mamée Lhérisson [80 ans] a tenu le coup » !

Les nouveaux mariés sont partis en lune de miel quelques jours après. D’abord, Montpellier puis Nice d’où ils ont décollé pour la Corse. Ils sont revenus en bateau et ont profité du carnaval de Nice avant de rentrer à Sommières. Le voyage de noces a duré un mois !


Sources :

  1. Abécédaire ABC de Babar / dessiné par Jean de Brunhoff, disponible sur Gallica
  2. Papiers et photos de famille

M comme… Metge

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Léonce et Lucie Metge, date inconnue – Sources : photos de famille

Parmi les photos anciennes que j’ai récupéré, il y a celle-ci. Je sais seulement qu’elle représente Léonce et Lucie Metge. A priori, ils font partie de la famille mais je n’ai pas encore trouvé le lien et je ne suis même pas sûre que ça soit sur ma branche maternelle… mais je l’aime bien alors je la partage avec vous 🙂


Sources :

  1. Abécédaire ABC de Babar / dessiné par Jean de Brunhoff, disponible sur Gallica
  2. Papiers et photos de famille

L comme… Léonie

Léonie est née à Lézan (Gard), le 17 septembre 1875, de Frédéric Altier et de Victoire Valencin. Elle est la dernière de la fratrie dont je vous parlerai à la lettre V…

Elle a 22 ans quand elle épouse Félix Armand à Saint-Jean-du-Gard, le 18 août 1898. Seul son père Frédéric est présent puisque Victoire est décédée six ans auparavant. De cette union naitront Hélène, Marcel, Adrienne, Jeanne (la seule que j’ai connu) et André.

Mamée Léonie en famille
Léonie et Félix, entourés de Jeanne et André, deux de leurs enfants, date inconnue – Source : photos de famille

Elle est décédée le 29 janvier 1949, à l’âge de 73 ans.


Sources :

  1. Abécédaire ABC de Babar / dessiné par Jean de Brunhoff, disponible sur Gallica
  2. Papiers et photos de famille

K comme… kyrielle

Ma grand-mère et sa sœur Andrée se sont mariées la même année. Les deux familles se sont rapidement agrandies et dans les années qui ont suivi, il y a eu une kyrielle – d’accord, le mot est un peu fort mais il me fallait un K – de cousins qui ont grandi ensemble…

Cousins
Les cousins se déguisent…, fin 1950s – Source : photos de famille

Je me souviens m’être déguisée moi aussi avec le costume de Davy Crocket porté par mon oncle Jean-Luc (à droite de la photo)…


Sources :

  1. Abécédaire ABC de Babar / dessiné par Jean de Brunhoff, disponible sur Gallica
  2. Papiers et photos de famille

J comme… « J’ai de qui tenir »

« J’étais très bavarde et souvent punie », « je chantais du soir au matin » ces phrases pourraient s’appliquer à moi quand j’étais à l’école primaire… mais elles ont été écrites par ma grand-mère Ginette dans le livre qu’elle m’a laissé avec ses souvenirs…

Ginette_1940s

Elle avait aussi la même habitude que moi, enfin, c’est plutôt l’inverse… Elle recopiait sur des feuilles volantes des paroles de chansons qui lui plaisaient beaucoup même si je suis sûre qu’elle les connaissait par cœur ! Je me souviens qu’elle écoutait tout le temps de la musique et chantait beaucoup. Elle aimait beaucoup les opérettes…

J’ai retrouvé, au milieu des photos, certaines de ces feuilles volantes. J’ai alors voulu savoir à quoi elles ressemblent en version audio…

Pour accéder à l’extrait de 30″ sur Gallica, il suffit de cliquer sur les images qui suivent. Si vous en voulez plus, vous pourrez en écouter un plus long via ITunes.

O sole mio
« O sole mio », paroles françaises – Source : papiers de famille
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Antonio – Source : papiers de famille
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La veuve joyeuse, acte III – Source : papiers de famille
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Princesse Czardas, acte III – Source : papiers de famille

Et celui-ci, lui tenait particulièrement à cœur car au dos, il est écrit :

tout nous charme_3
Source : papiers de famille

Sources :

  1. Abécédaire ABC de Babar / dessiné par Jean de Brunhoff, disponible sur Gallica
  2. Papiers et photos de famille
  3. Enregistrements disponible sur Gallica

I comme… impossible amour

Après leur rencontre au Grau du Roi en août 1942, la relation de mes grands-parents a connu des hauts et des bas… Dans les papiers de famille, j’ai trouvé cette lettre : elle est écrite par mon grand-père, alors aux Chantiers de jeunesse, et adressée à ma grand-mère.

LettreAlbert

Agde le 22-06-44

Chère Ginette

Presque vingt jours sans nou-
velles et pour terminer une af-
freuse nouvelle. Ginette, nous ne
pouvons plus nous aimer ; nous ne
devons plus nous aimer. Un ser-
ment me lie à une disparue,
une chose à laquelle je devrais
faillir même au sacrifice de ma
vie.
C’est très pénible pour moi, mais
il fallait que je te le dise, cette
omission serait une véritable lâcheté.
Combien je regrette maintenant de
n’avoir pas gardé cette amitié qui
dès le début nous animait. Deux
amis !

LettreAlbert2

Et c’est de cela que nous devrons
nous contenter.
Je ne peux pas continuer, c’est
un peu trop dur mais je suis
ferme.
Et c’est sur tes deux joues que
je t’embrasse maintenant.

Albert

PS. Je pars cette
semaine : destination incon-
nue. Nouveau changement, sû-
rement Toulouse

 

 

[EDIT du 12 juin 2017] : il semblerait que mon grand-père Albert était promis à Marie-Jeanne, une jeune fille bien sous tous rapports – comprendre de la bonne religion – que mon arrière-grand-mère Rosita avait « sélectionnée » pour lui…

 


Sources :

  1. Abécédaire ABC de Babar / dessiné par Jean de Brunhoff, disponible sur Gallica
  2. Papiers et photos de famille