bleuetdefrance

En hommage aux Poilus de la Grande guerre…

… laissez-moi vous raconter le peu que je sais d’un de mes ancêtres « Mort pour la France » pendant ce conflit meurtrier.

René Joseph Paul Lhérisson a vu le jour le 31 mai 1896 à Alès dans le Gard. Il est le fils de Célestin Jean Lhérisson et de Zulma Léonie Pierredon et le petit-fils de mon sosa 52, Plistène Charles Jean Jacques dont je vous ai déjà parlé lors du ChallengeAZ.

Il grandit entouré de son frère aîné Marcel Charles Louis, né en 1894, et de son cadet Aimé Charles Philibert, né en 1898.

René Joseph Paul a 18 ans lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale. C’est un jeune homme de 1,75m, aux cheveux noirs et aux yeux châtains. Il est maçon/charpentier.

Marcel a été réformé provisoire pour cause faiblesse en 1914, 1915 et 1916 avant d’être affecté au service auxiliaire en 1917 : détaché comme poinçonneur aux forges d’Alès.

René, lui, est mobilisé en 1915 bien qu’il soit de la classe 1916. Il arrive au 7e Régiment de Cuirassiers le 10 avril 1915. Si j’en crois les éléments que j’ai trouvés sur le net, le 7e RC était cantonné en Alsace quand René y est arrivé. Il a ensuite été envoyé en Artois puis en Champagne. Le 22 juin 1916, il passe au 54e Régiment d’Artillerie avec lequel il participe à la bataille de Verdun. Puis le 2 juillet 1916, il rejoint 41e Régiment d’Artillerie qui prend bientôt la direction de la Somme. Dès le 20 juillet, il est intoxiqué au gaz à Estrées et décède de ses blessures le 30 juillet, à l’ambulance 2/61 à Harbonnières où il a été transporté. Cette ambulance dépendait de la 61e Division de Réserve et son JMO est consultable au Val-de-Grâce. Je vais essayer d’aller le consulter, à l’occasion.

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Fiche matricule René Joseph Paul Lhérisson (détail) – Source : Archives départementales du Gard

Sa fiche matricule nous apprend que son père a reçu un secours 150 fr. Je ne sais pas où trouvé des éléments à ce propos. Si vous avez des pistes, n’hésitez pas à me les donner en commentaires. Merci d’avance !

René Joseph Paul est mentionné dans le JORF du 4 janvier 1923. Mais, à ma grande surprise, les informations données ne correspondent pas à celles portées sur la fiche matricule.

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Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 4 janvier 1923, p.569 – Source : Gallica

Je vais adresser une demande au SAMHA en espérant obtenir son dossier et découvrir pourquoi cette différence dans les informations.


Sources :

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Mon enquête sur Frédéric – épisode 1

Mon enquête sur Frédéric Altier, mon arrière-arrière-grand-oncle, a commencé il y a quelques semaines quand je suis tombée sur une photo ancienne dans une boîte que j’ai récupéré dans la maison de mes grands-parents. Elle représente un soldat en uniforme et une des nombreuses fois où nous avions regardé les photos avec ma grand-mère, j’avais noté au crayon à papier, au dos, « Frédéric Altier, père de mamée Léonie ».

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Frédéric Altier (détail) – Source : archives familiales

Je me suis replongée dans mes dossiers et j’ai retrouvé des éléments sur mamée Léonie (ma Sosa 31) : des actes d’état-civil que j’avais photographié aux Archives départementales du Gard, quand j’habitais encore dans mon sud et que j’avais le temps d’aller fouiller dans les registres. Je reprends donc ces actes et je remonte le fil.

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Ascendance Léonie Altier – Source : Heredis 2015

Avant la naissance de Léonie, sa mère a eu trois autres enfants. Des enfants naturels : Marie en 1867, Étienne en 1868 et Frédéric en 1873 qui est, pour le moment, le seul dont j’ai retrouvé la reconnaissance. Un « je-ne-sais-quoi » me pousse à approfondir mes recherches sur lui, même s’il n’est pas mon ascendant direct. J’avais même prévu de faire de lui mon #RDVAncestral mais finalement, il m’oblige à une enquête en plusieurs épisodes.

Je sais donc que Frédéric est né le 27 avril 1873 à Saint-Jean-du-Gard (30). C’était 19 jours avant le mariage de ses parents Frédéric Altier (1843-?) et Victoire Beatrix Valencin (1838-1892). Leur acte de mariage comporte la reconnaissance de paternité.

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Reconnaissance de Frédéric Altier, 16 mai 1873 (détail) – Source : Brozer – Téléarchives

Son acte de naissance porte en marge ses 2 mariages et son décès :

  • marié le 30 septembre 1916 avec Joséphine Henriette Valentine Gauthier, à Carpentras (84)
  • marié le 7 février 1924 avec Marion Lydie Colus, à Marseille (13)
  • décédé le 24 septembre 1948, à Aubagne (13)

Il y a tout de même quelque chose qui m’interpelle : il se marie pour la première fois à 43 ans. C’est tout à fait possible mais j’ai l’intuition qu’il y a quelque chose d’autre. Pour en savoir un peu plus sur lui, direction le site des Archives départementales du Gard pour trouver sa fiche matricule.

Là, j’ai la confirmation qu’il y a bien quelque chose qui mérite que je m’intéresse à lui. La première chose que l’on voit en arrivant sur sa fiche est un gros placard indiquant qu’il a été « atteint de plaie de la face, de la main gauche et de la cuisse droite par éclats de pierres et d’obus en exécutant les travaux de secours pour dégager les mitrailleurs ensevelis dans leur abris par suite de la chute et l’éclatement d’un obus de gros calibre à la cote de Senoux, secteur de Moilly (Meuse) le 2 avril 1916 à 10h30 » et que cela lui a valu d’être cité à l’ordre de son régiment.

Le régiment en question, c’est le 117e RIT. Me voilà partie sur le site de la BDIC où je trouve l’historique du 117e RIT. Il n’y a rien dans le corps du texte mais en fin de volume, je trouve une liste avec toutes les citations, et il y est bien, p.44.

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Historique du 117e Régiment d’Infanterie Territoriale, Août 1914 – Août 1918, p.44-45 – Source : BDIC

Pour en savoir plus, un petit tour sur le site Mémoire des Hommes s’impose. Manque de chance, cela tombe pendant la maintenance du site. Je vais devoir patienter quelques jours avant de savoir si le JMO du 117e RIT m’en apprendra plus…

Un peu par hasard, mais ne dit-on pas qu’il fait bien les choses, je suis tombée sur l’article de Sandrine Heiser sur les archives médicales hospitalières des armées paru dans la RFG de juin-juillet 2015. J’ai demandé le dossier médical de Frédéric au Service des archives médicales hospitalières des armées (SAMHA). J’ai reçu dès le lendemain un mail me disant que ma demande était prise en compte et qu’elle serait traitée dans un délai de 3 à 6 semaines. Je croise les doigts et attends avec impatience le résultat !

Je reviens à sa fiche matricule que je décide d’éplucher. Déjà, j’y découvre son signalement : il mesure 1,62 m – je suis plus grande que lui d’1 cm – il a les cheveux et les sourcils châtains clair, les yeux bleus. Ça, je peux assez facilement me faire une idée. Le fait qu’il ait le front bas, le nez long, la bouche moyenne, le menton rond et que son visage soit ovale, par contre, me laisse assez perplexe… J’ai bien essayé de faire un portrait-robot avec un des sites qu’on trouve en ligne mais je n’ai pas été convaincue, il me manquait trop d’éléments pour que ça soit réaliste. Ressemble-t-il à son père dont j’ai la photo ? Il semble avoir les mêmes yeux clairs, pour le reste…

Ensuite, j’ai relevé qu’il a eu beaucoup de résidences successives en peu de temps :

  • 7 mai 1899 : Nîmes, hameau de Saint Cézaire
  • 8 août 1900 : Aurillac, 64 rue du buis
  • 5 janvier 1901 : Carpentras
  • 11 janvier 1919 : Carpentras, 7 rue Suffrain
  • 23 février 1920 : Marseille, 60 cours Jauffe

Je décide de partir sur ses traces… et de le pister dans les recensements. Puisqu’il s’est marié à Carpentras, je commence par là. Direction le site des Archives départementales du Vaucluse. Les recensements sont bien en ligne, je commence par celui de 1901 puisque c’est la première date donnée par sa fiche matricule. Il y a deux secteurs : Nord et Sud. Après avoir épluché le secteur Nord sans trouver trace de mon Frédéric, un peu dépitée je passe au secteur Sud. Cette fois, il est bien là, au 8 boulevard du musée. Et il n’y habite pas tout seul !

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Recensement de population, Carpentras sud, 1901 (détail) – Source : AD 84

Ce qui veut dire que ce premier mariage n’a pas été reporté sur son acte de naissance. Comme quoi les mentions marginales ne sont pas une science exacte !

Compte tenu des éléments en ma possession, je parie qu’il s’est marié à Aurillac puisque c’est là qu’il résidait en 1900. Et vu l’âge de son épouse, encore mineure, je pense qu’ils sont jeunes mariés. Direction le site des Archives départementales du Cantal, le registre des mariages de l’année 1900 plus précisément. Et là, bingo !

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Table annuelle des mariages de l’année 1900, Aurillac – Source : AD 15

J’avais le pressentiment que son mariage en 1916 n’était pas le premier… Je ne m’étais pas trompée ! Frédéric a convolé avec Anaïs Amadieu le 27 octobre 1900. Son père n’est pas présent au mariage, mais consentant, et sa mère est décédée depuis plusieurs années. Sa profession au moment de ce premier mariage est « voyageur de commerce » ce qui explique sûrement son changement fréquent de résidence mais pas depuis combien de temps il connait Anaïs…

En parallèle de ces recherches, j’ai demandé les actes de mariage aux mairies de Carpentras et de Marseille. Pour l’heure, je n’ai pas de retour de la première et j’ai reçu un courrier de la seconde me demandant de fournir une « preuve » de mon lien avec Frédéric. Or, si je ne me trompe pas, les délais me permettent d’obtenir cet acte sans démarche particulière. Suite au refus de la mairie, j’ai demandé cet acte aux Archives municipales de Marseille, on verra quelle est la réponse…

J’ai aussi demandé l’acte de décès à la mairie d’Aubagne et je viens de le recevoir. J’y apprends qu’il a divorcé de sa première deuxième épouse, Joséphine Valentine Henriette Gauthier. J’ai ajouté la recherche de la transcription du jugement de divorce sur ma to-do-list :

  • finir de détailler sa fiche matricule
  • consulter et étudier le JMO du 117e RIT
  • passer en revue les recensements de Nîmes pour trouver la composition de la famille de Frédéric en 1899
  • ceux de Carpentras, entre 1901 et 1919, pour voir si des enfants sont venus agrandir le ménage
  • passer en revue les tables décennales des naissances de Carpentras, en complément des recensements
  • chercher où trouver l’acte de consentement de Frédéric père pour le mariage de Frédéric fils
  • trouver si Frédéric a divorcé d’Anaïs ou si elle est décédée
  • trouver la transcription du divorce d’avec Joséphine Henriette
  • passer en revue les recensements de Marseille, à partir de 1920
  • réussir à obtenir l’acte de mariage avec Marion Lydie
  • trouver si des enfants sont nés de cette union
  • exploiter le dossier médical de Frédéric, si la recherche au SAMHA est fructueuse

Si vous, qui avez eu la patience et la gentillesse de me lire jusqu’au bout, avez connaissance d’éléments, d’informations ou de pistes à propos de Frédéric ou avez relevé des erreurs, n’hésitez pas à commenter cet article…

Rendez-vous dans quelques temps pour un épisode 2….


Sources :

Des mentions marginales…

En règle générale, les généalogistes aiment bien les mentions marginales que l’on peut trouver sur les actes de naissance, et quelquefois sur ceux de mariage. Les informations reportées peuvent parfois aider à débloquer une branche – ce fut le cas pour moi quand je cherchais un mariage dans la mauvaise commune… On ne les trouve qu’à partir du XIXe siècle aussi dès qu’on remonte un peu dans son arbre, tout se complique.

Ce matin, au hasard de recherches dans les registres de Saint-Germain-de-Calberte (Lozère), j’ai eu la surprise de trouver des actes des années 1770 avec des mentions marginales. Certaines sont assez « classiques » bien qu’en avance sur leur temps.

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Baptême de Jean Daudé, le 22 janvier 1772 (détail), vue 98/254 – Source : AD 48

B
jean daudé
led. jean daudé est mort
quatre jours après sa
naissance et a été enterré
dans le cimetière de cette
paroisse
Peyre curé

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Baptême de Marie Découzu, le 3 mars 1773 (détail) – source : AD 48

B
marie découzu
morte 2 jours
après sa naissance
et enterrée le
lendemain de sa
mort
Peyre curé

D’autres mentions sont un peu plus étonnantes comme celle-ci que tout généalogiste rêve de trouver !

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Baptême de Laurent Dumas, le 17 décembre 1771 (détail) – source : AD 48

B
laurent
voyés le mariage du
père et de la mère fait
le 17 9bre 1770

Je n’ai pas encore trouvé l’acte que je cherche mais j’espère qu’il est bien dans les pages qu’il me reste à éplucher et le bon curé Peyre a été aussi loquace concernant mes ancêtres…

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Signature du curé Peyre – source : AD 48

Sources :

100 mots pour une vie

[EDIT : je suis en train de rapatrier les articles de mon ancien blog (sur overblog) vers celui-ci.
Cet article a été initialement publié le 20 octobre 2015]

Joseph André Firmin Cabanis, fils de Joseph Cabanis (1834-1906) et Nancy Sophie Blanc (1860-?), est né le 10 mars 1886 au Pompidou (Lozère). Il a trois sœurs et un frère : Idalie, Julie Sara Alphonsine (mon arrière-grand-mère), Denise Anna et Paul Louis Gaston. De lui, je ne connais que ses dates de naissance et de décès. Par sa fiche matricule, j’apprends qu’un minenwerfer* lui a sectionné la cuisse le 25 mai 1916 et qu’il est mort le lendemain de ses blessures à l’hôpital militaire de St Dié (Vosges). Je viens de découvrir qu’il est « Mort pour la France« .

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Fiche matricule Joseph André Firmin Cabanis – Source : AD 48
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Fiche MPLF Joseph André Firmin Cabanis – Source : Mémoire des Hommes

Sources :

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#RDVAncestral – Jean Turc, père et fils

En septembre dernier, Guillaume du Grenier des Ancêtres a lancé le #RDVAncestral : raconter la rencontre avec un de ses ancêtres, à l’époque où il vivait. Les premières participations étaient de grande qualité. Faute de temps, j’avais recyclé un article… Ce mois-ci, c’est un inédit !

 

29 mai 1825. Gabriac, Lozère.

Un jeune homme d’une trentaine d’année sort de la mairie, la mine triste et les épaules voutées. Il est accompagné d’un jeune homme de son âge. Habituellement chez les Turc, on est plutôt taiseux mais aujourd’hui Jean a besoin de parler, de raconter son père, Jean Turc, dont il vient de déclarer le décès il y a quelques minutes. Enfin, « raconter » son père est un bien grand mot ! Jean est plutôt mystérieux : pour son fils parce que j’imagine que comme la plupart des cévenols, il n’a jamais fait étalage de sa vie, de ses états d’âme ; pour moi, la généalogiste du XXIe siècle, parce que pour le moment, je n’avance pas des masses dans mes recherches le concernant…

Jean n’a jamais su la date de naissance de son père, la preuve, elle n’est pas notée sur son acte de décès.

De sa mère, Françoise Delon, il n’a que très peu de souvenirs car elle est morte alors qu’il avait à peine 5 ans. Son petit frère Jean Jacques avait 3 ans et sa petite sœur Suzanne seulement 3 mois. Il se souvient juste que ça maman était très fatiguée après la naissance de sa petite sœur et qu’elle ne quittait presque plus son lit… jusqu’à ce 26 décembre 1800 où elle a rendu son dernier souffle en milieu de matinée.

Son père avait alors 40 ans et 3 enfants en bas âge. Ça n’a pas dû être facile au début. Jean ne se souvient pas comment Suzanne est arrivée dans la maison mais c’est elle qui leur a servi de mère. Elle qui s’est occupée d’eux au quotidien, les a soignés quand ils étaient malades, reprisait leurs vêtements fatigués pour qu’ils durent encore…

Les choses sont officialisées entre Jean père et Suzanne Marquet le 22 avril 1802, il a 42 ans et elle 34. Elle est veuve de Jean Bertezene depuis 1797, a une petite fille de l’âge de Jean, Jeanne.

Jeanne grandit avec ses nouveaux frères et sœur. Presque vingt ans plus tard, c’est tout naturellement que Jean et Jeanne vont se marier, le 16 avril 1818, à Gabriac. Jean est agriculteur comme son père. Il faut dire que si on veut rester au pays, il n’y a pas grand choix comme métier. Cela ne l’a pas empêché d’apprendre à écrire, il a signé les actes de naissance de ses trois enfants :

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  • Jean, né en 1819
  • Françoise, née en 1822
  • Marcelin, né en 1823

 

Il dit à François qu’il aime sa vie, même si ça n’est pas facile tous les jours.

Ce qu’il ne dit pas – parce qu’il ne le sait pas encore – c’est que vont encore 4 enfants : Louise (1827), Philippe Marcelin (1830), Sophie (1833) et enfin Émilie (1836) sans qui je ne serais pas là…

Qu’il va être veuf en 1837, quand Jeanne décède le 6 mai…

Qu’il va se remarier, le 6 juin 1839, avec Émilie Turc, homonyme de sa fille qui m’a causé du tracas à mes débuts en généalogie…

 


Sources :

L’officier d’état-civil qui aimait les détails…

[EDIT : je suis en train de rapatrier les articles de mon ancien blog (sur overblog) vers celui-ci.
Cet article a été initialement publié le 16 novembre 2015]

Dans un billet sur mon organisation, je vous parlais des nombreuses photos que je n’avais pas encore dépouillées… J’ai décidé de m’y mettre il y a quelques jours.

Après plusieurs actes transcrits sans problème et la collecte de nombreuses informations intéressantes, j’ouvre l’acte de mariage de Felix Louis Armand et Marie Léontine Soulatges en date du 30 septembre 1869. Il est inscrit dans les registres de la commune de Moissac-Vallée-Française (48).

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Carte générale de la France. 056, [Nant – Millau]. N°56. Flle 114 / [établie sous la direction de César-François Cassini de Thury] (détail) – Source : Gallica

J’espérais y trouver la date de naissance de Felix qui mentionné sur l’acte de décès de Jean Pierre Armand, son père et mon Sosa 120, en 1877. Mais parce que l’officier d’état civil de la commune de Moissac-Vallée-Française (48) était un adepte de la précision…

Acte de mariage de Felix Louis Armand et Marie Léontine Soulatges (détail) – Source : AD 48

Transcription : « […] Sieur Felix Louis Armand, cultivateur, né et domicilié au lieu du Bousquairol, commune du dit Moissac, âgé de vingt trois ans, onze mois et quatre jours, comme il en résulte de l’acte de sa naissance renfermé dans nos registres, majeur […] »

 

Acte de mariage de Felix Louis Armand et Marie Léontine Soulatges (détail) – Source : AD 48

Transcription : « […] Demoiselle Marie Léontine Soulatges, sans profession, née au lieu de Babylone, commune de Ste Croix Vallée Française, canton de Barre, sus dite Lozère, domiciliée au lieu de La Roque, commune du dit Moissac, âgée de vingt sept ans, un mois et vingt neuf jours […] ».

 

Vous avez remarqué ? Cet adepte de la précision a bel et bien omis de mentionner la fameuse date de naissance inscrite dans le registre dont il parle ! J’ai un peu feuilleté le registre et pour chaque mariage, c’est pareil…

Il ne me restait plus qu’à sortir ma calculette… Et après consultation des tables décennales, j’ai réussi à trouver que Felix est né au Bousquairol, hameau de la commune de Moissac, le 25 octobre 1845.

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Acte de naissance de Felix Louis Armand (détail) – Source : AD 48

Sources :

  • Acte de mariage de Felix Louis Armand et Marie Léontine Soulatges – 4 E 097/12 – Naissances, mariages, décès – (1869), vue 20/28 – disponible sur le site des Archives départementales de Lozère
  • Carte générale de la France. 056, [Nant – Millau]. N°56. Flle 114 / [établie sous la direction de César-François Cassini de Thury], disponible sur Gallica
  • Acte de décès de Jean Pierre Armand -4 E 097/13 – Naissances, mariages, décès – (1877), vue 15/23 – disponible sur le site des Archives départementales de Lozère
  • Acte de naissance de Felix Louis Armand -4 E 097/10 – Naissances, mariages, décès – (1845), vue 14/19 – disponible sur le site des Archives départementales de Lozère

Si nous parlions organisation…

[EDIT : je suis en train de rapatrier les articles de mon ancien blog (sur overblog) vers celui-ci.
Cet article a été initialement publié le 9 septembre 2015 : ma façon de travailler a beaucoup évolué depuis que je l’ai écrit et je suis en train de préparer un article à ce propos justement…]

… comme l’a proposé Sophie Boudarel sur la Gazette des ancêtres pour le Généathème de septembre

Maintenant que mon blog est en ligne et que je vous ai expliqué pourquoi je l’ai créé… j’ai décidé de remettre un peu beaucoup d’ordre dans mon logiciel et mes dossiers de généalogie.

J’avais déjà repéré la page de la Gazette des Ancêtres sur laquelle Sophie donne ses conseils d’organisation. Il était temps de les mettre en pratique !

J’ai décidé de commencer par le logiciel. Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, j’utilise Heredis 2014 pour Mac. Première étape : réorganiser le dictionnaire des lieux dans lequel les éléments déjà enregistrés avaient un grand besoin d’harmonisation. Voilà à quoi il ressemble maintenant.

*il suffit de cliquer sur les photos pour les voir en taille réelle*

Dictionnaire des lieux – Heredis 2014

Le dictionnaire des sources a lui aussi subi un toilettage en règle.

Dictionnaire des sources – Heredis 2014

Bon d’accord ça n’en fait pas beaucoup mais ce n’est pas ma faute si mes ancêtres n’avaient pas la bougeotte🙂

Avant le rangement, c’était un véritable bazar avec des sources utilisées par plusieurs individus mais qui ne correspondaient qu’à un d’entre eux. Autant vous dire que c’était un peu difficile de s’y retrouver…
Cela ne m’a pas pris énormément de temps, au final. Mais quelle joie de voir les choses prendre forme. Commencer par quelque chose de facile était aussi un moyen de ne pas me dégouter… je me connais, j’aurais été capable de m’arrêter avant même d’avoir commencé.

Bien partie et motivée, je suis passée aux dossiers. Là, ça va être plus long, c’est sûr… J’ai un tempérament accumulateur : au début de mes recherches, j’ai fait un grand nombre de photos numériques que je n’ai pas exploitées au fur et à mesure… Heureusement que j’ai quand même eu la présence d’esprit de les nommer plus ou moins correctement. J’ai ainsi pu les classer dans différents dossiers : Naissances, Mariages, Décès, A vérifier… et je m’y retrouve à peu près.

Classement de mes dossiers numériques Généalogie
Classement des mes dossiers numériques Généalogie

Finalement, je me dis que j’ai quand même bien fait d’en faire autant, vu que les AD 30 ne sont toujours pas accessible en ligne, que je suis maintenant en région parisienne et que ma famille maternelle est gardoise… Ceci expliquant que j’ai plus avancé sur la partie paternelle qui est lozérienne…

Voilà pour l’organisation, maintenant, passons au dépouillement. Pour cela, je me sers d’Evernote que j’ai installé sur mon ordinateur et mon téléphone portable. Et si j’ai besoin, je peux aussi accéder à la version web depuis n’importe quel ordinateur connecté à internet. Pour l’instant, j’utilise la version de base qui me suffit.
Je crée un carnet de note par famille ensuite dans chaque carnet, j’ai une note par acte dans laquelle j’insère la photo de l’acte, les références exactes, le lien internet (si AD en ligne) et la transcription.

Organisation de mes carnets Evernote
Organisation dans mes carnets Evernote

J’essaye de procéder par famille, après avoir généré les éventails de mes 4 grands-parents, comme point de départ. Cette méthode m’a déjà permis d’ajouter une génération… Et j’imagine que le dépouillement des nombreuses photos que j’ai encore en stock va aussi m’apporter des nouveautés… que je viendrais vous raconter, vous vous en doutez bien !!!

EDIT du 24/10/2015 : J’ai depuis la publication de ce billet modifié quelque peu mon organisation. Dans un de ses billets sur La Gazette des ancêtres, Sophie parlait de son utilisation d’Evernote pour sa généalogie. Comme j’ai fait pas mal de nouvelles recherches ces derniers temps, les actes se sont multipliés et pour éviter qu’ils ne soient ensilés et non traités, j’ai repris le modèle des tableaux de Sophie, tels quels pour le moment, et je vais les adapter à ma façon de travailler au fur et à mesure. Le fait de pouvoir mettre en un seul et même endroit tous les actes concernant une personne me permet de savoir où j’en suis et de mieux appréhender le travail que j’ai à faire sur chaque acte.

J’en profite pour remercier Sophie de ses (toujours) bons conseils qui me permettent de ne pas partir tous azimuts.